• Patrick POLICE : " Dimitri, j'ai appris dans le cadre de mon travail sur l'histoire cycliste de l'autodrome de Linas - Montlhéry, que vous êtes un citoyen de LINAS."

    Dimitri CHAMPION : " Oui, c'est exact. Je réside depuis maintenant quatre années à LINAS. Je suis un Francilien véritable. Auparavant, j'habitais à SAINTE - GENEVIEVE DES BOIS".

    Patrick POLICE : " Quels sont les clubs auxquels tu as appartenu avant de devenir professionnel ?"

     

    Dimitri CHAMPION : " J'ai débuté à dix sept ans au Vélo Club de Corbeil Essonnes, avant de rejoindre les rangs du club de MANTES LA VILLE. Ensuite, je suis passé chez Vendée U. Dès 2007, je passais professionnel chez Bouygues Telecom.

     

    Patrick POLICE : " Citoyen de LINAS, vous connaissez l'autodrome de Linas - Montlhéry. Mais avez vous couru un jour dessus ?"

     

    Dimitri CHAMPION : " Non, je n'ai jamais disputé de courses sur l'autodrome. Mais par contre, j'ai pû rouler sur le circuit routier. Afin de pouvoir m'entrainer tranquillement, j'ai obtenu, par l'intermédiaire de la Mairie de LINAS, l'autorisation de rouler sur le circuit annexe. Je n'ai pas pu m'empêcher d'aller jeter un oeil sur l'anneau de vitesse à cette occasion ... Par ailleurs, je te certifie que les coureurs cyclistes pros français  connaissent dans leur grande majorité l'autodrome ".

     

    Patrick POLICE : " La saison 2011 se présente comment pour toi ? Et quel regard portes tu sur ta saison 2010 ?"

     

    Dimitri CHAMPION : " Je courrai encore sous les couleurs d' AG2R La Mondiale en 2011. 2010 a été plutôt positif pour moi ... J'ai disputé le Tour de France, Liège - Bastogne - Liège, Paris - Nice, le Dauphiné, l' Amstel Gold Race, la Flèche Wallonne ...  Alors pour 2011, je voudrais revivre la même chose ... En fait, courir le Tour de France, et remporter une victoire, seront les objectifs de l'année 2011. ".

     

    Patrick POLICE : "  Dis, Dimitri, une photo pour VELOTAUDROME, tu peux faire çà ? "

     

    Dimitri CHAMPION : "  Bouges pas ... Je t'envoie çà ".

     

     

     Dimitri et son maillot de champion de France 2009-2010

    Un championnat de France sur l'autodrome et un champion de France habitant à LINAS, çà aurait de l'allure, non ?  On peut rêver ....


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  • Philippe Bouvet

    La scoumoune ? … La poisse ? … Le signe indien ? … Ou bien une malédiction, comme un sort qu’on croirait avoir été jeté par quelque dirigeant de club  jaloux, versé dans les pratiques occultes ?

     

    Vraiment, c’est à se demander, en cet automne de l’année 1980,  si l’A.S. Corbeil- Essonnes le remportera jamais un jour, ce sacré Challenge Chobillon, devenu depuis 1970 Challenge du Comité de l’Ile-de-France, puis Challenge Moucheraud  Décor, pour enfin prendre le nom depuis l’année dernière de Challenge  OLMO MEXICO 2000 - ELM LEBLANC TRIOULIER. 

     

    Il a beau changer de nom au gré des sponsors, on continue de l’appeler « le Chobillon », dont le Grand Prix d’Equipes Paris – Banlieue a pris le nom dès 1938.

     

    Plus que la boutique d’insignes, breloques, médailles, coupes et challenges, située 153, rue de Ménilmontant  à PARIS, le fameux challenge saura assurer à André CHOBILLON une   publicité qui se révèlera bien postérieure à son activité, et une place de choix dans l’imaginaire cycliste du vingtième siècle. 

     

    Cette épreuve, réservée aux dix sociétés cyclistes de la région parisienne ayant remporté avant le premier  septembre le plus de prix d’équipe dans la saison, va vite devenir le rendez-vous incontournable du cyclisme amateur francilien.

     

    Le classement individuel ? Il compte « pour du beurre ». Ce qu’il faut assurer lorsque l’on vient aux feuilles mortes sur le plateau de Saint-Eutrope, ce sont les  quatre meilleurs places, celles qui vont à l’addition de points vous permettre de devenir l’officieux meilleur club de l’Ile-de-France. Le rêve définitif du club du chef-lieu de canton de l’ESSONNE.

     

    Et dire que c’était un club du cru, l’Etoile Cycliste  Essonnes – Corbeil, qui avait  inauguré le palmarès, en 1933 !. Depuis, les coureurs de CORBEIL ont touché plus qu’à leur tour leur paquetage de turpitudes, d’avanies, aléas et misères diverses … De toutes façons, depuis quelques saisons déjà, les « vert et blanc », lorsqu’ils prennent la direction de l’autodrome, n’émargent plus au registre de l’obsessionnel, mais plutôt à celui du désabusé, teinté de fatalisme …

     

    Germain COMBRISSON lui-même, l’emblématique dirigeant de l’A.S.C.E, ne se révolte même plus en quittant l’autodrome année après année sur une nouvelle défaite. Lui, le battant jamais découragé, commence à son tour à croire à l’existence d’une sorte de fatalité. Sur le ton de la boutade ( ?), il a même été jusqu’à jurer passer la nuit dans la côte Lapize si ses chers coureurs venaient à triompher à ramener ce Chalenge qui hante ses nuits …

     

    Alors quant Philippe BOUVET, ce dimanche 28 Septembre 1980, sur les injonctions véhémentes de son directeur sportif, s’est arraché du paquet, à deux tours de l’arrivée, et a abordé devant lui en solitaire la côte Lapize, « le Père COMBRISSON »

    a commencé à se demander s’il n’aurait quand même pas été plus prudent d’emmener dans la voiture du club du matériel de camping, tant les nuits peuvent être fraîches en septembre sur le circuit routier de l’autodrome ….



    Tout le palmarès du Challenge du Comité de l’Ile-de-France disputés

    sur l’autodrome depuis sa création  dans

    «  L’épopée du cyclisme sur l’autodrome de Linas – Montlhéry »

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  • Louis GAUTHIER

    Ce championnat des temps mauvais, qui sera aussi celui du mauvais temps, est patronné par le journal «  Paris - Soir ».   Il devait être le championnat de France.  Placé sous le signe des ausweis, Il ne sera finalement qu’un championnat de la zone occupée.

     

    Les opérations de plombage des cadres et roues se sont déroulées au château de Saint – Eutrope,  qu’occupent  une escouade d’officiers et sous-officiers allemands. 

     

    Albert GOUTAL est la révélation de cette curieuse et grise  saison 1941. Troisième du Critérium National , quatrième de PARIS – REIMS, deuxième de PARIS- TOURS.  Le jeune coureur de LA BAULE va-t-il enfin décrocher cette victoire autour de laquelle il a tourné en vain le printemps durant ?

     

    A ETAMPES,  où il loge avec son copain, le Champenois André DESMOULINS, leur hôtesse, Madame MONIN, et leur mentor, Monsieur AUCLERT, y croient mordicus. Et c’est en délégation que l’on va accompagner et supporter les deux jeunes coureurs sur le circuit de Linas - Montlhéry.

     

    Pourtant, en cette fin d’après-midi un peu blafarde, c’est un autre coureur qui est l’objet de toutes les attentions du public et des observateurs qui ont bravé le vent aigre et la pluie cinglante pour assister à ce championnat de la zone occupée.

     

    Il a pour prénom et nom Louis GAUTHIER, et pour surnom « le briseur de chaîne ». Il est si fort qu’il en écoeure littéralement ses adversaires à chaque ascension de Lapize … Car sur le circuit, qui ignore en ce jour l’anneau de vitesse, beaucoup de coureurs trouvent que la côte mythique revient vite, bien trop vite à leur gré, et dans l’avant-dernière grimpée, Albert GOUTAL, le seul à pouvoir jusque là accompagner le Morvandiau, est irrésistiblement lâché …

     

    Quand il voit s’éloigner la silhouette de son bourreau,  il pense que ce n’est pas encore aujourd’hui que sa maudite série de places d’honneur va prendre fin …

     

     

    Le championnat de France de cette édition de guerre raconté par le détail dans «  L’épopée du cyclisme sur l’autodrome de Linas – Montlhéry » .


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  • Aubert WINSSINGUES

    Il est d’une adresse diabolique, adresse qu’il a pris l’habitude de peaufiner en défiant les lois de l’équilibre au fil des rails de tramway de l’agglomération Lilloise …. Dans son terroir nordiste, et même en Belgique, la réputation de ce Roubaisien souple et racé n’est plus à faire … Il est bon routier, pistard émérite, cyclo - crossman supérieur.

     

    Dès l’ hiver 1931, il intrigue les observateurs parisiens, en remportant le championnat de France Interclubs de cyclo-cross sur le circuit cyclo-pédestre de l’autodrome. Il  n’est donc plus tout à fait un inconnu pour le public parisien lorsque le 7  février 1932, il étrille le gratin européen du cyclo-cross lors du Critérium International cyclo – pédestre. A cette occasion, il chavire les foules   et les chroniqueurs parisiens en étant le seul à franchir le redoutable  « Trou du Diable » à bicyclette. L’image restera à la postérité. 

     

    Quinze jours plus tard, il  réussit sur le circuit de l’autodrome, entre le virage du Gendarme et le raccordement de Bailleau un nouveau hold - up sur le championnat de France Interclubs, avec ses camarades des Halles Sportives Lilloises. Une autre quinzaine de jours plus tard, Aubert WINSSINGUES pousse dans ses derniers retranchements le superman de la spécialité,

    «  Le crocodile » Camille FOUCAUX, dans un homérique championnat de France disputé en Forêt de FONTAINEBLEAU.

     

    Oui, en cette année 1932, Aubert WINSSINGUES est entré « dans la cour des grands ». Il va d’ailleurs étalonner et monnayer son talent sur épreuves nationales sur route et au gré des contrats sur piste auxquels sa renommée grandissante l’amène à prétendre.

     

    Le dimanche 29 Mai 1932, il n’est pas dans sa meilleure forme pour disputer le « Grand Prix des Comingmen » à MARCQ EN BAREUIL, une épreuve derrière motocyclette. Sur l’anneau du Croisé - Laroche, les manches se succèdent en carrousel vrombissant de cuir et d’acier. On tourne à quatre vingt kilomètres à l’heure, et davantage, dans le sillage des motos. Voici la dernière manche. Aubert WINSSINGUES, l’enfant du pays,  se doit d’aller chercher la victoire pour son public. Il reste dix tours à accomplir. Allez, il faut se faire à nouveau violence … Hurler à l’entraîneur à moto de monter en tours dans l’infernal tourniquet … Et malgré la lassitude, assurer le spectacle, en bon ouvrier.  Pour cela, il faut accélérer, à s’en bouiller la vue, pour arriver à la hauteur de MARCHETTA et BONNEY au coude – à – coude .  Soudain,   BONNEY  part en zig - zag,  après que la  formidable détonation d’un boyau qui éclate ait retenti. Il percute  MARCHETTA,   les entraîneurs à motos  chutant à leur tour …  Vite, Aubert WINSSINGUES doit, en une fraction de seconde, trouver le trou de souris à travers lequel il pourra s’infiltrer et éviter ainsi l’horrible choc. Il reste  un tout petit passage, en haut du virage … Mais  étroit …  Si étroit … A près de quatre vingt kilomètres à l’heure, Aubert WINSSINGUES   percute, dans un vacarme épouvantable, la balustrade du virage …   

     

    Il est emmené à l’hôpital de LILLE Saint Sauveur. Il y arrive dans un état pitoyable : fractures du crâne et de l’épaule. Double Fracture de la mâchoire.  Aubert WINSSINGUES s’éteindra le mardi 31 Mai 1932.

     

    Il n’enchantera plus de ses prouesses le circuit cyclo-pédestre de l’autodrome.

     

     A vingt - six ans, il laisse  un veuve, un orphelin, et un cyclisme nordiste en deuil.

     

     

    Les palmarès des championnats de cyclo-cross

    disputés sur l’autodrome depuis sa création  dans

    «  L’épopée du cyclisme sur l’autodrome de Linas – Montlhéry »


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