• LE CHALLENGE DU C.I.F : les si beaux automnes de l’autodrome

    Philippe Bouvet

    La scoumoune ? … La poisse ? … Le signe indien ? … Ou bien une malédiction, comme un sort qu’on croirait avoir été jeté par quelque dirigeant de club  jaloux, versé dans les pratiques occultes ?

     

    Vraiment, c’est à se demander, en cet automne de l’année 1980,  si l’A.S. Corbeil- Essonnes le remportera jamais un jour, ce sacré Challenge Chobillon, devenu depuis 1970 Challenge du Comité de l’Ile-de-France, puis Challenge Moucheraud  Décor, pour enfin prendre le nom depuis l’année dernière de Challenge  OLMO MEXICO 2000 - ELM LEBLANC TRIOULIER. 

     

    Il a beau changer de nom au gré des sponsors, on continue de l’appeler « le Chobillon », dont le Grand Prix d’Equipes Paris – Banlieue a pris le nom dès 1938.

     

    Plus que la boutique d’insignes, breloques, médailles, coupes et challenges, située 153, rue de Ménilmontant  à PARIS, le fameux challenge saura assurer à André CHOBILLON une   publicité qui se révèlera bien postérieure à son activité, et une place de choix dans l’imaginaire cycliste du vingtième siècle. 

     

    Cette épreuve, réservée aux dix sociétés cyclistes de la région parisienne ayant remporté avant le premier  septembre le plus de prix d’équipe dans la saison, va vite devenir le rendez-vous incontournable du cyclisme amateur francilien.

     

    Le classement individuel ? Il compte « pour du beurre ». Ce qu’il faut assurer lorsque l’on vient aux feuilles mortes sur le plateau de Saint-Eutrope, ce sont les  quatre meilleurs places, celles qui vont à l’addition de points vous permettre de devenir l’officieux meilleur club de l’Ile-de-France. Le rêve définitif du club du chef-lieu de canton de l’ESSONNE.

     

    Et dire que c’était un club du cru, l’Etoile Cycliste  Essonnes – Corbeil, qui avait  inauguré le palmarès, en 1933 !. Depuis, les coureurs de CORBEIL ont touché plus qu’à leur tour leur paquetage de turpitudes, d’avanies, aléas et misères diverses … De toutes façons, depuis quelques saisons déjà, les « vert et blanc », lorsqu’ils prennent la direction de l’autodrome, n’émargent plus au registre de l’obsessionnel, mais plutôt à celui du désabusé, teinté de fatalisme …

     

    Germain COMBRISSON lui-même, l’emblématique dirigeant de l’A.S.C.E, ne se révolte même plus en quittant l’autodrome année après année sur une nouvelle défaite. Lui, le battant jamais découragé, commence à son tour à croire à l’existence d’une sorte de fatalité. Sur le ton de la boutade ( ?), il a même été jusqu’à jurer passer la nuit dans la côte Lapize si ses chers coureurs venaient à triompher à ramener ce Chalenge qui hante ses nuits …

     

    Alors quant Philippe BOUVET, ce dimanche 28 Septembre 1980, sur les injonctions véhémentes de son directeur sportif, s’est arraché du paquet, à deux tours de l’arrivée, et a abordé devant lui en solitaire la côte Lapize, « le Père COMBRISSON »

    a commencé à se demander s’il n’aurait quand même pas été plus prudent d’emmener dans la voiture du club du matériel de camping, tant les nuits peuvent être fraîches en septembre sur le circuit routier de l’autodrome ….



    Tout le palmarès du Challenge du Comité de l’Ile-de-France disputés

    sur l’autodrome depuis sa création  dans

    «  L’épopée du cyclisme sur l’autodrome de Linas – Montlhéry »

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