• Un nuage noir soudain a soudain recouvert l’autodrome …

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    Cela fait un moment qu’il « tourne autour », Camille DANGUILLAUME.

     

    En 1947, pour l’édition des retrouvailles avec l’autodrome, le champion tourangeau avait mal ajusté son tir, et terminé à la troisième place, à une portée de fusil du duo NERI – DESSERTINE, qui allait se disputer la victoire. En 1948, il avait manqué l’immanquable. Pensez donc,  à quatre de la maison Peugeot en vue de la banderole d’arrivée, il avait trouvé le moyen, lui et ses deux « beaux – frères – équipiers », de se faire « arranger » par l’inattendu César MARCELAK.  En 1949, il était l’indiscutable numéro 1 du peloton français, mais était encore passé à côté du sujet, terminant second, mystifié, lui comme beaucoup d’autres,

    par l’Avignonnais Jean REY.

     

    Alors, dans cette édition 1950, il jouera sa chance. Toute sa chance. A fond.

    D’ailleurs, ce dimanche 18 Juin, il n’a commis aucune faute, et s’est placé dans le « bon coup », un trio de rêve, constitué d’ Antonin ROLLAND, Louison BOBET et lui-même. Au sein de ce groupe, chacun abat sans rechigner sa part de besogne forcenée sous le cagnard.

    Oui, cette fois, il la tient, sa chance, le bon, le valeureux  Camille !.

     

     

     

    Car avec deux compagnons de cette trempe, çà ne peut qu’  « aller au bout ». D’accord, il est le moins bon grimpeur des trois, mais même si son coup de pédale a semblé un peu plus pesant dans l’avant-dernière montée de  Lapize écrasée de soleil, il  reste qu’il s’accrochera « à la mort », avec toute sa proverbiale énergie pour ne pas perdre le sillage des deux autres.  Et lorsqu’il basculera au sommet à leur contact, il leur livrera le sprint de sa vie.

     

    Camille DANGUILLAUME en est à ces pensées lorsqu’il dépasse les tribunes avec ses deux compagnons d’échappée et aborde le virage de l’anneau de vitesse. Autour de lui, les motos de presse s’affolent en essaim frénétique. Il ne peut pas voir à ce moment le nuage noir qui va soudainement recouvrir de sa masse lugubre le plateau de Saint - Eutrope …

     

     

    Le récit du championnat de France 1950 et les interviews

     d’Antonin ROLLAND et Emile IDEE  dans

    «  L ’épopée du cyclisme sur l’autodrome de Linas – Montlhéry ».


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